Archives de Catégorie: Politique

Alerte à la bombe à Sciences Po, évacuation et suspension des cours

l'accès par la rue de la Chaise, bloqué

l'accès par la rue de la Chaise, bloqué

Ce matin vers 10H15, les locaux de Sciences Po ainsi que de l’école de journalisme ont été évacués. Une alerte à la bombe à été signalée par un appel anonyme, et la brigade de déminage est intervenue pour inspecter les bâtiments, à la recherche non pas d’une mais de trois bombes, selon Radio Sciences Po, reprenant un membre de la direction, et un certain Grégory D.

Vers 13h20, le 27 rue Saint Guillaume et la bibliothèque ont été rouverts. Les cours n’ont repris qu’à 14H30.  Des policiers du 16ème arrondissement ont été dépêchés pour bloquer l’accès par la rue de la Chaise (voir photo).

Les étudiants ont reçu cet email à 13h08:

Suite à l’alerte à la bombe qui a entraîné la fermeture des bâtiments de Sciences Po ce matin à partir de 10h15, nous vous informons que les enseignements sont annulés jusqu’à 14h30. Les bâtiments seront progressivement ré-ouverts après le passage de la brigade de déminage. Nous espérons pouvoir donner accès au bâtiment du 27 Saint-Guillaume dès 13h15.

Nous vous demandons de vous munir de votre carte d’enseignant ou d’étudiant pour pouvoir accéder aux bâtiments du fait de l’instauration de contrôles aux entrées des bâtiments. Nous sommes bien évidement désolés de ces inconvénients et vous remercions de votre compréhension.

Vous pouvez suivre les dernières nouvelles sur le site de Radio Sciences Po, ou sur twitter en suivant @rspfm, ou avec les hashtags #quartierlatin et #SciencesPo Bombalert.

Update: selon le site de Radio Sciences Po, l’appel anonyme fut en fait une fausse alerte.

« Fausse alertée confirmée par Jean-Baptiste Goulard  (chargé de mission auprès de Richard Descoings) à nos reporters et à l’AFP. Nous citons la dépêche AFP :

« L’alerte a été reçue au standard téléphonique de Sciences-Po Paris en milieu de matinée et l’ensemble des locaux aussitôt évacués, avant d’être fouillés par des démineurs et des maîtres-chiens, qui n’ont rien trouvé, a-t-il détaillé. L’Institut a été entièrement rouvert à la mi-journée ».

hf.

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Classé dans Politique, Société

Une nouvelle adresse chic pour les sans-abris

Ce sont 145 mètres carrés, en plein Quartier Latin, qui seront mis à disposition des mal-logés. L’ancienne permanence du député-maire UMP Jean Tibéri deviendra un centre d’hébergement pour SDF, selon le quotidien Le Parisien. La nouvelle a d’abord été publiée sur le blog de Lyne Cohen-Solal, adjointe PS au Maire de Paris et conseillère dans le 5e. Elle a été par la suite confirmée par l’équipe de Bertrand Delanoë le 12 mai, suite à un débat très houleux à l’Hôtel de Ville.

Le 5, rue Vésale est en fait une adresse symbolique. Cette ancienne centrale d’EDF a fait office de QG politique pour Jean Tibéri, qui s’y est installé en 1976. Depuis, il n’a payé que la somme dérisoire de 100 francs (15€) en guise de loyer mensuel. Il a refusé, en 2006, que ce loyer soit réévalué selon la valeur du marché (14,5€/mètre carré). Résultat: il a été condamné à l’expulsion par la cour d’appel de Paris en avril dernier.

Pour Jean Tibéri, il s’agit d’un «règlement de comptes politique visant à priver de moyens d’expression un opposant». Il a demandé une proposition de nouvelle permanence, et surtout une «concertation avec les habitants» sur le projet de centre pour SDF. La droite reproche à l’équipe Delanoë de ne pas avoir pris en compte l’avis des conseils de quartier et le conseil d’arrondissement dans la prise de décision.

Pour en savoir plus, lisez l’article du Point sur l’affaire du loyer.
lld

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Les universités de Paris IV et Paris III débloquées

Pour les étudiants du Quartier Latin, c’est un retour à la normale. Après 16 semaines de blocage, l’université de Paris IV (Sorbonne, 5e) a voté le 19 mai la reprise des cours. Décision prise par une assemblée générale, composée d’enseignants-chercheurs, de personnels administratifs et d’étudiants. Les examens ont été fixés pour la semaine du 22 au 26 juin. Pour les étudiants, il s’agit d’un véritable défi: il n’auront qu’un mois pour rattraper leurs cours et réviser leurs partiels.

L’université de Paris III (Censier, 5e) a voté le déblocage un peu plus tôt. Il sera en vigueur jusqu’à la prochaine assemblée générale, le 3 juin. Les étudiants de la fac de Censier plancheront sur leurs sujets d’examen du 25 au 30 mai. Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ayant refusé la validation uniforme du semestre, les universités ont dû organiser des sessions d’examens.

Pour le mouvement universitaire de contestation, la reprise des cours et la tenue des examens « ne constitue pas un repli« . Il s’agit seulement de ne pas pénaliser les étudiants et de leur faire passer leurs examens avant de reprendre leurs actions, pour manifester et laisser entendre leur mécontentement.

lld

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Valérie Pécresse menace le président de la Sorbonne

Cela ne fait que quelques lignes sur le site de Paris IV-Sorbonne: « Les trois Conseils centraux de l’université de Paris-Sorbonne … condamnent avec la plus grande fermeté les attaques indignes dont le Président Georges Molinié fait l’objet depuis plusieurs jours ».

En dehors de ça l’information passerait presque inaperçue. Seuls le site Médiapart se fait le relais des attaques dont a été victime George Molinié, le président de la Sorbonne ainsi que les blogs des universitaires en colère et des étudiants de la sorbonne mobilisés contre le projet de loi sur les universités.

George Molinié a été menacé par Valérie Pécresse d’être démis de ses fonctions et de placer l’université sous tutelle. Ce qui lui est reproché c’est son engagement contre la réforme des universités et sa gestion de la grève. Les différents centres de la Sorbonne ont été fermés, il n’y a pas eu de retenues sur les salaires des grévistes et les assemblées générales de Paris IV ont voté la non tenue des examens. Inacceptable selon la ministre de l’enseignement supérieur.

Georges Molinié doit donc rouvrir les centres et faire passer les examens. Sinon, Valérie Pécresse nommera à sa place un administrateur qui sera chargé de le faire sous protection policière.


Cette soumission au ministère n’est pas prêt de s’arranger avec la loi LRU sur l’ « autonomie » des universités qui prévoit dans le texte que le ministre de l’enseignement supérieur puisse reprendre les choses en main:

« En cas de difficulté grave dans le fonctionnement des organes statutaires des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel ou de défaut d’exercice de leurs responsabilités, le ministre chargé de l’enseignement supérieur peut prendre, à titre exceptionnel, toutes dispositions imposées par les circonstances. Pour l’exercice de ces pouvoirs, le ministre informe le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les meilleurs délais. Dans ces mêmes cas, le recteur, chancelier des universités, a qualité pour prendre, à titre provisoire, les mesures conservatoires nécessaires après avoir consulté le président ou le directeur de l’établissement. »

Après vote en AG, les cours reprendront lundi à Paris IV-Sorbonne et les examens se tiendront dans la semaine du 22 au 26 juin.

Aurélie Erhel

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Le Grenelle des ondes va faire des vagues

Photo Ed Yourdon via Flickr

Photo Ed Yourdon via Flickr

La table ronde «radiofréquence, santé et environnement» s’est ouverte le 23 avril au ministère de la santé, en présence de la ministre Roselyne Bachelot, la secrétaire d’Etat au numérique Nathalie Kosciusko-Morizet et celle de l’écologie, Chantal Jouanno. Autour de la table, cinq collèges représentant l’Etat, organismes publics, opérateurs, associations, élus et syndicats, réunis pour débattre ensemble du caractère nocif – ou non – des antennes-relais et des téléphones portables.

Déjà surnommé «Grenelle des antennes-relais», l’événement devrait prendre fin le 25 mai. Selon le site du ministère de la santé, l’objectif est de «faire le point sur les connaissances scientifiques et les réglementations en vigueur concernant les technologies qui utilisent les radiofréquences, telle que la téléphonie; ainsi que sur les antennes-relais, et d’identifier d’éventuelles mesures complémentaires en matière de recherche, d’expertise scientifique, d’information du public, de réglementation ou d’engagements volontaires».

Un manque d’ambition dénoncé par Arnaud Gossement, porte-parole de l’association France Nature, dans un article publié sur Rue89. Il s’indigne que les scientifiques soient bizarrement les grands absents de ce Grenelle.

Discordances

Dans un article paru sur le Monde.fr intitulé «Dialogue mal engagé au Grenelles des ondes», il est pourtant précisé que des experts scientifiques seront présents lors de débats ultérieurs. Les associations, telles qu’Agir pour l’environnement, ont d’emblé montré leur hostilité face au gouvernement l’accusant de «verrouiller le débat» et de sauter trop vite aux conclusions.

En effet, dans la lettre de mission du 26 février à l’origine du Grenelle, le Premier ministre François Fillon a été clair. Tout en rappelant que pour le moment le principe de précaution est nécessaire pour les portables, il s’est montré prudent: «les expertises disponibles ne permettent pas de conclure sur un lien éventuel sur l’utilisation du téléphone mobile et risque de cancer». Quant aux antennes-relais, la position du gouvernement semble arrêtée: «en l’état actuel des connaissances scientifiques (…) l’hypothèse d’un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes-relais (…) ne peut être retenue».

Une foule de sujets à étudier

Pour Roselyne Bachelot, la priorité semble être plus du côté des téléphones portables que des antennes-relais. Dans une interview publiée dans le Figaro le 23 avril, elle déclare soutenir «l’interdiction de la promotion à destination des enfants de moins de 12 ans».

Du côté des opérateurs, on ne veut pas croire à la fatalité. En février, la cour d’appel de Versailles avait demandé le démontage d’une antenne. Ce même scénario s’était répété début mars dans le Vaucluse. Mais l’académie de médecine a publié un communiqué le 4 mars, que l’on retrouve sur le site institutionnel de Bouygues Télécom. Il y est précisé qu’à ce jour «aucun système sensoriel humain permettant de percevoir ce type de champ (électromagnétique, Ndlr) n’a été identifié ». Aussi, à ce jour l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) et la Commission européenne se sont «prononcées unanimement sur l’absence de risques des antennes de téléphonie mobile».

Hélène Franchineau.

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Quartier Latin: le chant du cygne des identitaires

dsc003093Depuis quelques semaines, d’étranges autocollants ont fleuri sur les murs et lampadaires du Quartier Latin. On peut y lire ici ce slogan: « Affairistes, racailles, bobos: libérons Paris », ou y voir là un guerrier apache qui invite à réagir « pour ne pas finir comme eux ». De couleur bleu blanc rouge, ces autocollants  font référence à un certain « Projet Apache ». Lire la suite

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Manifestation anti-Hadopi: des journalistes, des politiques… et quelques manifestants

la-manif-de-loinManifester, oui. Défiler, non. Ils étaient entre 100 et 300 rassemblés sur le terre-plein central de la place Edouard Herriot, à Paris, juste derrière l’Assemblée Nationale. But de l’opération: dénoncer le projet de loi Création et Internet, dit Hadopi, rejeté par surprise le 9 avril dernier. Strictement encadrés par des CRS, les manifestants anti-Hadopi n’ont pas eu le droit de quitter leur lieu de rassemblement pour aller défiler.

Quelques centaines de personnes pour s’opposer à la loi Hadopi un samedi après-midi, c’est peu. D’autant que parmi eux, on compte une petite cinquantaine de journalistes. Caméras, micros et blocs-notes assaillent les organisateurs et les quelques députés opposés au projet de loi présents.

L’organisateur de la manifestation Jean-Michel Pouré en profite pour pointer les aspects les plus contestés de la loi Hadopi, comme la riposte graduée et les atteintes aux libertés publiques. « La loi va permettre de contrôler tout ce qui se dit et ce qui se fait sur Internet. Nous, nous sommes contre le fait d’espionner de manière préventive. »

alliance-de-la-faucille-et-du-goupilon2Instant magique

L’instant surréaliste de l’après-midi est l’œuvre du député communiste Jean-Pierre Brard et son collègue souverainiste de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, qui n’ont pas hésité à faire porte-voix commun. Le président de Debout La République opine du chef lorsque que Jean-Pierre Brard cite Lénine en fustigeant le « crétinisme parlementaire », et vice versa quand Nicolas Dupont-Aignan fait référence au général de Gaulle. « N’ayez aucun complexe! Téléchargez! Téléchargez! », entonne le député de l’Essonne.

« Notre arme, c’est de faire durer le débat », explique Jean-Pierre Brard, alors que la loi Hadopi doit faire son retour à l’Assemblée Nationale le 29 avril pour une deuxième lecture. A quelques mètres, le député PS de Paris Patrick Bloche essaye de faire oublier les cafouillages de son parti sur Hadopi, que les sénateurs socialistes avaient validée avant que leurs camarades députés ne fassent capoter l’adoption du projet de loi. « Les sénateurs ont finalement voté contre en commission mixte paritaire, ce qui montre qu’ils bougent sur la question ».

discussion

Si tous les manifestants présents sont opposés à la loi Hadopi, ils ne sont pas forcément d’accord sur le système qu’il faudrait mettre sur pied pour la remplacer et protéger le droit d’auteur. « A l’origine, j’étais pour la loi Hadopi », explique François, producteur. « Je me disais qu’il fallait faire quelque chose contre le téléchargement illégal. Mais finalement, je pense qu’il y a d’autre solutions comme la licence globale. » D’autres, comme Yves-Marie, informaticien, préféreraient conserver le système actuel en cassant les prix du téléchargement légal pour le rendre vraiment attractif. « Moi, je ne veux pas payer un à deux euros pour un morceau qui devrait n’en coûter que 10 centimes d’euro. » Et dans l’hypothèse où la loi serait adoptée, puis appliquée, certains comptent déjà sur des solutions plus radicales. « De toute façon, le serveur OVH, qui abrite Hadopi, sera attaqué dans les dix minutes qui suivront sa mise en service… »

JR et JBD

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