Archives de Catégorie: Culture

Les universités de Paris IV et Paris III débloquées

Pour les étudiants du Quartier Latin, c’est un retour à la normale. Après 16 semaines de blocage, l’université de Paris IV (Sorbonne, 5e) a voté le 19 mai la reprise des cours. Décision prise par une assemblée générale, composée d’enseignants-chercheurs, de personnels administratifs et d’étudiants. Les examens ont été fixés pour la semaine du 22 au 26 juin. Pour les étudiants, il s’agit d’un véritable défi: il n’auront qu’un mois pour rattraper leurs cours et réviser leurs partiels.

L’université de Paris III (Censier, 5e) a voté le déblocage un peu plus tôt. Il sera en vigueur jusqu’à la prochaine assemblée générale, le 3 juin. Les étudiants de la fac de Censier plancheront sur leurs sujets d’examen du 25 au 30 mai. Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ayant refusé la validation uniforme du semestre, les universités ont dû organiser des sessions d’examens.

Pour le mouvement universitaire de contestation, la reprise des cours et la tenue des examens « ne constitue pas un repli« . Il s’agit seulement de ne pas pénaliser les étudiants et de leur faire passer leurs examens avant de reprendre leurs actions, pour manifester et laisser entendre leur mécontentement.

lld

Poster un commentaire

Classé dans Culture, Politique

« Un livre, un café »: rencontrez vos auteurs préférés autour d’une tasse et d’un bouquin

Photo par Xesc via Flickr

Photo par Xesc via Flickr

Un dimanche, c’est quoi? C’est souvent rester chez soi se reposer, faire une ballade, lire un bouquin. Ce dimanche 17 mai, deux associations du Quartier Latin vous proposent de faire une légère entorse à votre routine. Il y aura de la marche et des pages à tourner… mais ça se passera sur le très littéraire boulevard Saint Germain.

Les associations « Comité saint germain des Prés » et « Faubourg saint germain », ainsi que les mairies des 6ème et 7ème arrondissements organisent « un livre, un café »: 25 établissements, allant des stations de métro Solférino à Odéon, accueillent 36 écrivains pour une rencontre littéraire. Autour d’un verre, ils dédicaceront leurs oeuvres aux passants qui viennent les rencontrer. Au programme, deux heures de lectures, de dégustations, musique, relaxation…Un seul reproche: pourquoi seulement deux heures?

Pour savoir qui participera à la rencontre, rendez-vous sous la voûte de la mairie du 6ème jusqu’au samedi 16 (ou bien ici). Une raison de plus de ne pas passer son dimanche chez soi.

Infos pratiques:

« Un livre, un café »: dimanche 17 mai de 16H30 à 18H30, boulevard Saint Germain.

Poster un commentaire

Classé dans Culture

Connais toi toi-même…

Le Figaro nous livre une enquête édifiante sur la… tribu du Quartier Latin! Les « intellos mais pas trop »…

«Étudiants et profs d’un côté, familles bien installées poussant le landau au Luxembourg de l’autre, ils ont la culture à leur porte et une vraie exigence. À la fois les cinémas populaires, les salles d’art et d’essai, le plus important réseau de librairies et des théâtres proches». Portrait robot d’un quartier haut en couleurs, que nous propose le Figaro, lui-même très lu dans les allées du Luxembourg et sur les tables du Flore ou des Deux Magots…

Leur livre préféré, selon le quotidien? Le Lièvre de Patagonie, de Claude Lanzmann (Gallimard). Ouvrez l’œil, dressez l’oreille… les conversations au coin de la rue doivent déjà bruisser de références toutes lanzmaniennes.

Le jazz occupe toujours une place de choix dans leurs cœurs, suivi maintenant de près par Olivia Ruiz, Calogero et, plus inattendu… le rappeur Kery James!

Leur film préféré est, de loin, OSS 117… Des bobos «intellos mais pas trop», on vous l’avait bien dit!

Poster un commentaire

Classé dans Culture, Société

La tête, l’œil et le cœur façon Cartier-Bresson

dscn49635 Avenue du Maine, Paris, 1932. Un homme assis dans un café regarde la rue. Henri Cartier-Bresson passe par là et l’immortalise.

L’objectif du Français se pose avec respect et tendresse, c’est sa méthode de travail. L’homme assis semble un peu perdu, seul, avec une moue amusante.

Au premier plan, la vitre du bistrot rappelle le cadre d’un tableau – HCB a fait ses classes dans l’atelier du peintre André Lhote. A l’intérieur, Cartier-Bresson, le compas dans l’œil, joue avec la géométrie. A l’horizontal, la blancheur des nappes sur les tables, des rangées de verres. A la verticale, le noir du costume de l’homme, la canne sur laquelle il s’appuie, les chaises derrière lui.

«Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur». C’est à cette philosophie que répondent 120 clichés du célèbre photographe exposés à la Maison Européenne de la Photographie.

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Culture

Le Pont des Arts façon Cartier-Bresson

En 1946, Henri Cartier-Bresson photographiait Jean-Paul Sartre sur le Pont des Arts.
Atmosphère nuageuse pour ce portrait du père de l’existentialisme, en conversation avec l’architecte Jean Pouillon sur un Pont des Arts presque vide, exposé à la Maison Européenne de la Photographie à l’occasion du centième anniversaire de la naissance du photographe.

Repère privilégié pour les intellectuels, le Pont des Arts était un lieu de création, de réflexion et de rêverie… Comme le Café Flore, autre repère du philosophe, c’était l’un des symboles de la créativité du Quartier Latin. Lire la suite

1 commentaire

Classé dans Culture

Manifestation anti-Hadopi: des journalistes, des politiques… et quelques manifestants

la-manif-de-loinManifester, oui. Défiler, non. Ils étaient entre 100 et 300 rassemblés sur le terre-plein central de la place Edouard Herriot, à Paris, juste derrière l’Assemblée Nationale. But de l’opération: dénoncer le projet de loi Création et Internet, dit Hadopi, rejeté par surprise le 9 avril dernier. Strictement encadrés par des CRS, les manifestants anti-Hadopi n’ont pas eu le droit de quitter leur lieu de rassemblement pour aller défiler.

Quelques centaines de personnes pour s’opposer à la loi Hadopi un samedi après-midi, c’est peu. D’autant que parmi eux, on compte une petite cinquantaine de journalistes. Caméras, micros et blocs-notes assaillent les organisateurs et les quelques députés opposés au projet de loi présents.

L’organisateur de la manifestation Jean-Michel Pouré en profite pour pointer les aspects les plus contestés de la loi Hadopi, comme la riposte graduée et les atteintes aux libertés publiques. « La loi va permettre de contrôler tout ce qui se dit et ce qui se fait sur Internet. Nous, nous sommes contre le fait d’espionner de manière préventive. »

alliance-de-la-faucille-et-du-goupilon2Instant magique

L’instant surréaliste de l’après-midi est l’œuvre du député communiste Jean-Pierre Brard et son collègue souverainiste de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, qui n’ont pas hésité à faire porte-voix commun. Le président de Debout La République opine du chef lorsque que Jean-Pierre Brard cite Lénine en fustigeant le « crétinisme parlementaire », et vice versa quand Nicolas Dupont-Aignan fait référence au général de Gaulle. « N’ayez aucun complexe! Téléchargez! Téléchargez! », entonne le député de l’Essonne.

« Notre arme, c’est de faire durer le débat », explique Jean-Pierre Brard, alors que la loi Hadopi doit faire son retour à l’Assemblée Nationale le 29 avril pour une deuxième lecture. A quelques mètres, le député PS de Paris Patrick Bloche essaye de faire oublier les cafouillages de son parti sur Hadopi, que les sénateurs socialistes avaient validée avant que leurs camarades députés ne fassent capoter l’adoption du projet de loi. « Les sénateurs ont finalement voté contre en commission mixte paritaire, ce qui montre qu’ils bougent sur la question ».

discussion

Si tous les manifestants présents sont opposés à la loi Hadopi, ils ne sont pas forcément d’accord sur le système qu’il faudrait mettre sur pied pour la remplacer et protéger le droit d’auteur. « A l’origine, j’étais pour la loi Hadopi », explique François, producteur. « Je me disais qu’il fallait faire quelque chose contre le téléchargement illégal. Mais finalement, je pense qu’il y a d’autre solutions comme la licence globale. » D’autres, comme Yves-Marie, informaticien, préféreraient conserver le système actuel en cassant les prix du téléchargement légal pour le rendre vraiment attractif. « Moi, je ne veux pas payer un à deux euros pour un morceau qui devrait n’en coûter que 10 centimes d’euro. » Et dans l’hypothèse où la loi serait adoptée, puis appliquée, certains comptent déjà sur des solutions plus radicales. « De toute façon, le serveur OVH, qui abrite Hadopi, sera attaqué dans les dix minutes qui suivront sa mise en service… »

JR et JBD

Poster un commentaire

Classé dans Culture, Politique, Société

DERNIER JOUR! Le coup de pinceau latin de Lo Monaco

Jérôme Lo Monaco devant son tableau intitulé "Dîner de peintres"

Jérôme Lo Monaco devant son tableau intitulé "Dîner de peintres"

Et si le quartier latin inspirait toujours les artistes? Et si, malgré la crise, ses lieux historiques faisaient toujours rêver? Exemple avec Jérôme Lo Monaco, qui peint le 6e arrondissement de Paris.

 

Jérôme Lo Monaco, 66 ans, illustrateur graphiste de formation, visite l’esprit du quartier à travers ses peintures et nous parle de ce qu’il appelle « les fantômes du passé » du quartier. Couleurs saisissantes, structures envahissantes, formes étonnantes… Lo Monaco saisit les contrastes d’un 6e arrondissement qui lui tient à coeur. Et le montre lors d’une exposition organisée par la mairie du 6e arrondissementet intitulée « Le 6e en rêvant, le 6e en peignant ».

L’interview de Jérôme Lo Monaco:

Interrogé par Le Latin de Paris,  l’artiste évoque son parcours et décrypte une oeuvre qu’il apprécie particulièrement, « Aux deux Magots avec… »

Le tableau "Aux deux Magots avec...", que nous explique Lo Monaco
Le tableau « Aux deux Magots avec… », que nous explique Lo Monaco
Guillaume Dumazet

1 commentaire

Classé dans Culture