L’occupation de la Sorbonne: étape par étape

Le 2 février commence une grève illimitée dans les universités françaises. La Sorbonne ne fait pas exception. Objectif: protester contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs et contre la suppression de postes dans l’éducation nationale.

LA SORBONNE OCCUPEE

Au départ, ce sont à la fois les présidents d’universités et les enseignants-chercheurs qui se mobilisent. Le 9 février dernier, une semaine après le début de la grève au niveau national, le président d’université de la Sorbonne Paris-IV justifie cette décision.

Si le mouvement à la Sorbonne a été initié par les enseignants, il est ensuite largement suivi par les étudiants eux-mêmes. L’action la plus marquante par la suite est la manifestation du 20 février. Près d’un mois après celle du 29 janvier qui a rassemblé des millions de personnes dans la rue, elle réunit entre 15.000 et 30.000 étudiants. Elle se termine par l’occupation des locaux de la Sorbonne. Mais impossible pour les étudiants de bloquer en dormant sur place, ils sont évacués vers 1h du matin.

Leurs revendications sont identiques à celles de leurs professeurs. S’y rajoute progressivement le ras-le-bol de voir des CRS autour de l’université. Cette présence conforte étudiants et professeurs dans l’idée que le gouvernement ne les écoute pas et s’entête dans la répression face à leur mouvement pacifiste.

Au mois de mars, si les professeurs votent la grève, les étudiants, eux, choisissent des moyens d’actions plus visibles: Chaînes humaines et « die-in ». Le principe: faire de son corps un obstacle et un moyen de protestation mais toujours pacifiquement. Soit en se tenant les uns aux autres à l’entrée de la Sorbonne pour empêcher le passage par des chaînes humaines soit en s’allongeant sur le sol dès que l’ordre en est donné pour faire des « die-in ».

Ainsi, le 4 mars, l’occupation des lieux se vit heure par heure:

Pour les étudiants et les professeurs, il s’agit d’utiliser des moyens pacifiques, empreints d’humour et de culture. Ainsi par exemple le 26 mars, les appels à la résistance se font en latin dans le hall de l’université:

SCIENCES PO OCCUPE SANS LE VOULOIR

Le 17 mars, Sciences Po, rue de l’Université, est occupé. Certains s’opposent à certains membres du personnel mais aussi à certains étudiants de Sciences Po. L’événement raconté par un étudiant de Sciences Po:

Depuis, à chaque annonce de manifestation passant aux alentours de l’Institut d’Etudes Politiques, celui-ci ferme ses portes pour éviter toute confrontation. Ce qui n’empêche pas les bâtiments d’être occupés à nouveau le 26 mars. Une tentative qui tourne vite court.

Pour l’UNEF de Sciences Po, les motivations des occupants sont bien compréhensibles mais la méthode d’action reste réprehensible. Pas d’actions en commun donc à prévoir. La Sorbonne est toujours partiellement occupée, certains cours sont maintenus, sauf en cas de circonstances exceptionnelles.

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