Exigence au rendez-vous du Printemps du cinéma

C’est le printemps. Mais certains préfèrent s’enfermer dans les salles obscures. Aux longues promenades dans le jardin du Luxembourg, ils ont préféré patienter dans de longues files d’attente, devant les cinémas du Quartier Latin. Eux, ce sont les milliers de Parisiens qui ont profité du Printemps du cinéma, qui a eu lieu dimanche 22, lundi 23 et mardi 24 mars.

Lancé en 2000, l’événement fête ses dix ans cette année. Neuf éditions avant, il avait vu 2,3 millions de Français se ruer dans les salles obscures en trois jours. Au total en 2009, la 10ème édition du Printemps du cinéma a enregistré 2,8 millions d’entrées sur tout le territoire du dimanche 22 au mardi 24 mars.

Une fréquentation en baisse

La crise et le soleil précoce sont passés par là, c’est sensiblement moins que les trois millions et demi de 2008. La Fédération nationale des cinémas français (FNCF) compte 20% de spectateurs en moins. Une chute à nuancer toutefois par la présence à l’affiche l’an dernier de «Bienvenue chez les Ch’Tis» de Dany Boon.

L’opération est organisée depuis 2000 par la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF) qui regroupe 5.300 salles à travers l’Hexagone. Chaque année, c’est le même scénario: trois jours durant lesquels toutes les séances sont à trois euros cinquante.

Soit trois fois moins que ce que paye habituellement Alice, 24 ans. Cette année, elle a décidé de profiter au maximum du printemps du cinéma. Elle a déjà vu «Coco», «La fille du RER» et «Harvey Milk». Ce mardi, dernier jour du printemps du cinéma, elle a réussi à motiver son amie Sophie pour l’accompagner à la séance de 18h30. Elles viennent voir le très récompensé «Slumdog millionnaire».

Encore insuffisant

Sophie a pu se libérer ce soir, mais en journée, avec son travail, elle ne peut assister à aucune séance. Alors, elle, ce qu’elle voudrait c’est «365 jours de fête du cinéma». Trois jours, ça ne suffit pas non plus à Alice. A la recherche d’un emploi, elle, a plus de temps qu’elle n’en voudrait. Et pas de quoi se payer des séances à plein tarif très souvent.

Dans la file, on échange les avis, ceux qui sortent conseillent ceux qui rentrent. Et ce n’est pas parce que les billets sont bradés que les exigences baissent. «Coco»? «Nul !», reprennent en cœur plusieurs déçus du dernier opus du comique Gad Elmaleh. «Harvey Milk», par contre, remporte quasiment l’unanimité. Pourtant, cette année, le grand gagnant, c’est «Coco» de Gad Elmaleh, près de 2 millions d’entrées en moins d’une semaine!

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