Air de printemps dans le Jardin du Luxembourg

Les températures rigoureuses de l’hiver s’éloignent, les jours se rallongent, le printemps approche. Les parisiens ne s’y trompent pas: le Jardin du Luxembourg retrouve peu à peu sa fréquentation des beaux jours. Petit aperçu des humeurs.

«Je suis venue pour lire le journal et pour réviser un peu mes cours», déclare Johana, jeune étudiante parisienne d’origine suédoise. Aujourd’hui, elle et son amie Anke sont chanceuses, le soleil est radieux. Une journée du début du mois de mars qui laisse entrevoir les prémices du printemps. «Il fait beau, c’est agréable. J’aime bien venir ici car les gens se promènent, c’est calme et on peut se détendre». D’ailleurs, nombreux sont les citadins qui, à l’instar des deux jeunes étudiantes, sont venus au Jardin du Luxembourg le temps d’une promenade, le temps de quelques heures d’une après-midi coupée de l’effervescence de la rue. On vient marcher, flâner, songer autour de la fontaine centrale où les enfants jouent en été avec leurs perches et leurs voiliers. Beaucoup de solitaires ou de couples refusent de répondre à nos questions et préfèrent profiter des quelques rayons de soleil.

Ménage de printemps

Chaussés de leurs bottes et de leur bleu de travail, les jardiniers sont à l’ouvrage. Difficile de les faire parler, ils sont concentrés sur leurs tâches: retourner la terre, désherber les allées, replanter les massifs de fleurs. Ici, un groupe d’étudiants qui rit bruyamment. Là, un couple de sexagénaires qui déambulent lentement sur les terrasses. Plus loin, un attroupement de touristes armés d’appareils photos et de plans de Paris froissés par le vent. Les camionnettes d’entretien charrient feuilles et branchages. D’autres employés du jardin, toujours aussi mutiques, s’attèlent à l’élagage des arbres. Le Jardin se refait une beauté pour accueillir ses prochains visiteurs.

Un jardin, des activités

Le  Jardin du Luxembourg n’est ni un parc, ni tout à fait un square. Il oscille, hésite. A la fois joyau du tourisme parisien et lieu de rendez-vous des vrais «titis parisiens», le «Luco», comme on l’appelle localement, semble convenir à tout le monde, à tous les goûts. Surtout, on ne s’y ennuie pas. Sur un des six cours de tennis, Alexandre et Sébastien, lycéens, disputent la balle de match: «On vient souvent ici, on se fait une partie, on peut faire du sport en plein milieu d’un parc, c’est cool». En face, des cris s’élèvent du parc pour enfants où s’entremêlent toboggans, tyroliennes et jeux de cordes inextricables. «Moi je viens jouer avec mes copains. En plus il fait beau comme ça on peut s’amuser», s’exclame Valentin, huit ans.  Près du musée, les adultes préfèrent partager en groupe et dans la bonne humeur d’interminables parties d’échecs sur les tables fixées au sol et peintes à cet usage. Dans les allées, les gardes du Jardin croisent les joggeurs qui entretiennent, ou préparent, leur ligne en prévision des jours ensoleillés pendant lesquels les grandes pelouses du Jardin accueilleront les peaux pâles des citadins. Encore un peu de patience, le retour officiel du printemps est prévu le 21mars.

Guillaume Dumazet

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